
"Olhem à vossa volta e encontrarão temas que justificam a vossa indignação...encontrarão situações concretas que apelam à vossa implicação numa acção cidadã forte." STÉPHANE HESSEL
quarta-feira, 3 de outubro de 2012
L'injustice ménagère
La justice ne concerne pas seulement le droit de vote, l’accès à
l’emploi, les revenus… mais commence aussi à la maison. Autant dire que
nous sommes loin du compte. Aspirateur, vaisselle, repassage, suivi des
devoirs, courses… restent majoritairement le lot des femmes même si
elles travaillent. C’est ce que l’on a coutume d’appeler la « double
journée ». Dans une société qui en appelle toujours à plus de justice,
l’inégalité entre les hommes et les femmes au jour le jour est patente.
D’après les enquêtes « Emplois du temps » de l’Insee, les femmes en 1974
prenaient en charge 75,2 % du travail domestique, en 1998, cette part
est toujours de 65,6 %. Autant de temps en moins pour s’investir dans la
vie professionnelle ou pour les loisirs. Comment les femmes
vivent-elles cette inégalité ? Pourquoi, en dépit de l’évolution des
mentalités, sont-elles encore surinvesties dans les tâches ménagères ?
C’est la question que se sont posée quelques sociologues sous la
direction de François de Singly dans un ouvrage intitulé L’Injustice ménagère
(Armand Colin, 2007). Premier constat : les femmes en font plus, mais
ne jugent pas nécessairement injuste le partage des tâches alors que les
hommes ont tendance à surestimer leur contribution. Il ne suffit pas
pour l’expliquer d’invoquer l’intériorisation de la domination
masculine. Il apparaît que la question ménagère touche de plein fouet la
définition des identités de genre. Beaucoup de femmes veulent être
reconnues comme de bonnes cuisinières, de bonnes ménagères… et ont du
mal à lâcher la direction des affaires domestiques. Les hommes, on les
comprend, ne réclament pas forcément à grands cris des tâches jugées peu
masculines même si du coup ils décident de peu de chose dans
l’organisation du ménage… C’est sans nul doute la conception du couple
qu’il faut repenser pour espérer parvenir un jour à la parité dans la
sphère privée.

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